collaborative art

︎ Ghostmarkets [ongoing]




︎ [English below]


Research/Art platform_performative installations+radio podcasts+artbooks : collaborative project led in Poissy and Fleury-Mérogis prisons 

With : Marina Ledrein, Jean-Pierre Aubry, Mouhad.S., JDH, Younès, Kapo, J-Marie Koeta, Habib, Silva, Ben, Christophe, Brali, Sparafucile, Youssef Rhnima, Philippe T., Ilich, John Dow, Olivier Royer-Perez, Melchior Simioni, David Rabouin, Sonia Manseri, Nadeera Rajapakse, Alice Mulliez, Van-Kim Tran, Laurence Mongin, Christophe Ramage, Michel Galindo, Yang Yang 



Ghostmarkets est né d’un projet de recher­che-créa­tion ayant débuté en déten­tion en sep­tem­bre 2019 : pre­nant pour point de départ l’inter­dic­tion de la mon­naie dans l’espace car­cé­ral, économistes, anthro­po­lo­gues, archéo­lo­gues et cho­ré­gra­phes sont alors invi­tés à col­la­bo­rer avec un groupe de tra­vail cons­ti­tué à l’inté­rieur des murs. Rapidement, les recher­ches évoluent vers la manière dont les échanges influen­cent les rela­tions entre les corps : confiance ou défiance, pro­vo­ca­tion ou com­pli­cité mar­quent les cho­ré­gra­phies car­cé­ra­les. Les par­ti­ci­pants pro­po­sent la créa­tion d’une « mon­naie d’estime » faite de sucre et de béton, dont la valeur faciale est indexée sur les rituels de salu­ta­tion de la déten­tion ; elle garan­tit, lorsqu’elle est confiée à un pair, loyauté et assis­tance dans toutes les situa­tions.

Suite à l’inter­rup­tion du projet en mars 2020 naît l’idée de créer un “film fan­tôme” à partir des docu­ments de pré­pa­ra­tion du tour­nage avorté : une archive vivante déployant le dia­lo­gue à l’exté­rieur des murs, pour le repla­cer dans le contexte de la crise économique et sani­taire que nous tra­ver­sons. Film impossible, Ghostmarkets permet ainsi l’élaboration d’un témoignage collectif, polyphonique et multisubjectif questionnant l’impact de la distanciation sociale sur nos rituels d’échange, l’importance du toucher dans l’économie des rapports sociaux ainsi que les liens entre économie, questions de genre et désastre sanitaire. Le projet se décline désormais en plusieurs formats : installations, podcasts, livre d’artiste se reconfigurant à chaque présentation publique.

Une première version a été présentée à Bétonsalon - Centre d’art et de recherche en septembre 2020, sous la forme d’une installation performative incluant deux jours de discussions publiques et de lectures radiophoniques.








︎ [English version] ︎

Ghostmarkets was born out of a research-cre­ation pro­ject that began in prison in September 2019. Taking as a starting point the ban on cur­rency in the prison space, economists, anthro­pol­o­gists, archae­ol­o­gists and chore­og­ra­phers were then invited to col­lab­o­rate with a working group set up inside the prison walls. The research quickly evolved towards the way in which exchanges influ­ence the rela­­tion­­ships between bodies: trust or dis­­trust, provo­­ca­­tion or com­­plicity mark the prison chore­o­gra­­phies. The par­tic­i­­pants pro­­pose the cre­a­tion of a "cur­rency of esteem" made of sugar and con­crete, whose face value is indexed to the greeting rituals of deten­­tion; it guar­an­­tees, when entrusted to a peer, loy­alty and assis­­tance in all sit­u­a­­tions.

Following the inter­rup­tion of the pro­ject in March 2020, the idea was born to create a "ghost film" from the prepara­tory doc­u­ments of the aborted shooting: a living archive deploying the dia­logue out­side the walls, to place it in the con­text of the eco­nomic and health crisis we are going through. Ghostmarkets is an impossible movie : a polyphonic, collective account of our ways exchanging, touching each other, helping each other, being together, questioning the current sanitary disaster from both economical and gender perspectives.

The project is thus declined in differents formats : performative installations, podcasts, art books being reconfigured for each public presentation. One version has been presented in Septembre 2020 in Bétonsalon - Center for art and research, under the form of a performative installation allowing the archive reinterpretation through radio talks.










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