collaborative art

︎ WFTB#1_Visual installation




︎ [English below]



© Marc Domage et Julie Ramage
Visual installation, collodion photographic wet plates, ERD sound modular, variable dimensions : collaborative work created with archaeologist Olivier Royer-Perez


    Waiting for the Barbarians interroge les enjeux de l'urbanisation des zones périurbaines, et le rôle qu'y joue l'archéologie. L'installation documente l'extension des villes de Fleury et de Bondoufle, à travers la construction d'un quartier résidentiel et le prolongement d'une Zone Agricole et Commerciale.

  Julie Ramage choisit de photographier le terrain juste après la fouille préventive, qui vise à détecter, avant le début des constructions, d'éventuels éléments importants pour la recherche archéologique. Le processus photographique, le collodion humide, date de 1851. Il a été conçu à partir d'une chimie utilisée dans le domaine médical, pour faciliter la cicatrisation des plaies. Son utilisation permet de faire écho aux blessures du sol et aux tensions liées à sa fouille, puis à son aménagement. L'enquête menée par Julie Ramage pour Waiting for the Barbarians croise le point de vue des archéologues, des aménageurs, des habitants et des différents usagers du lieu, et en retranscrit les imaginaires croisés : errance, traditions rurales, souvenirs de la guerre, cristallisations identitaires face à l'investissement des logements sociaux, fantasme de la banlieue effrayante à venir. 

    Développé lors de la résidence de Julie Ramage au CENTQUATRE-Paris, le projet y est présenté dans le cadre de l’exposition Matérialité de l’invisible. Le Centre Pompidou en commande ultérieurement une version alternative ; en résulte la production d’un format performé intégrant les archives collectées au cours de l’enquête, une série d’applications pour Iphone et une vidéo 3D du site.






︎ [English version] ︎
   
    Waiting for the Barbarians questions the urbanization of peri-urban areas, and the role that archaeology plays in it. The installation documents the expansion of the cities of Fleury and Bondoufle, near Paris, through the construction of a residential area and the expansion of an agricultural and commercial area.
    Julie Ramage chose to photograph the site just after the preventive excavation, which aims at detecting, before construction begins, elements that may be important for archaeological research. The wet-collodion process dates to 1851. Photographic plates were coated with a chemical mixture used in the medical field to facilitate the healing of wounds. Its use echoes the wounds of the land and the tensions linked to its excavation and subsequent development. The investigation conducted by Julie Ramage for Waiting for the Barbarians combines the perspectives of archaeologists, developers, inhabitants, and different users of the place in order to better translate their respective imaginaries: aimlessness, rural traditions, memories of the war, identity crystallizations when faced with of the occupation of social dwellings, fantasy about the forthcoming scary suburbs. 

    Developed during Julie Ramage’s residency at the CENTQUATRE, in Paris, the project was presented as part of the “Materiality of the Invisible” show. The Centre Pompidou later commissioned an alternative version, resulting in the production of a performative format combining archives collected during the investigation with a series of applications for iPhone and a 3D video of the site.







 

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