collaborative art

︎ Waiting for the Barbarians



︎ [English below]


Visual and sound installation, 10 collodion wet plates, ERD modular, variable lenght and dimensions : a project created with Alex Augier, Martin Howse, Olivier Royer-Perez, Christophe Ramage and Fleury/Bondoufle archaeologists, developers and inhabitants


    Waiting for the Barbarians interroge les enjeux de l'urbanisation des zones périurbaines, et le rôle qu'y joue l'archéologie. L'installation documente l'extension des villes de Fleury et de Bondoufle, à travers la construction d'un quartier résidentiel et le prolongement d'une Zone Agricole et Commerciale.

  Julie Ramage choisit de photographier le terrain juste après la fouille préventive, qui vise à détecter, avant le début des constructions, d'éventuels éléments importants pour la recherche archéologique. Le processus photographique, le collodion humide, date de 1851. Il a été conçu à partir d'une chimie utilisée dans le domaine médical, pour faciliter la cicatrisation des plaies. Son utilisation permet de faire écho aux blessures du sol et aux tensions liées à sa fouille, puis à son aménagement. L'enquête menée par Julie Ramage pour Waiting for the Barbarians croise le point de vue des archéologues, des aménageurs, des habitants et des différents usagers du lieu, et en retranscrit les imaginaires croisés : errance, traditions rurales, souvenirs de la guerre, cristallisations identitaires face à l'investissement des logements sociaux, fantasme de la banlieue effrayante à venir. 


© Marc Domage et Christophe Ramage

    L'environnement sonore du projet a été élaboré en étroite collaboration avec Olivier Royer-Perez, chargé des opérations d'archéologie préventive, à partir des rapports qu'il a rédigés lors du diagnostic du terrain. Ces rapports, non publiés, constituent une base pour la décision de l'Etat de laisser l'aménageur construire ou non sur la zone concernée ; hors du processus administratif, ils restent invisibles, constituant ce que l'on surnomme la littérature grise.
    La voix de l'archéologue passe en revue, jusqu'à l'épuisement, les inventaires des objets prélevés sur le terrain et des gestes effectués lors de la fouille. Elle vient se perdre dans un environnement musical immersif conçu par Alex Augier. Le dispositif ERD central, mis au point par Martin Howse, permet d'utiliser la terre extraite des sites archéologiques pour transformer le son. 


︎ Sound extract / Extrait sonore 




︎ [English version] ︎
   
    Waiting for the Barbarians investigates the urbanization of Paris' suburbs and the role that archaeology plays in the issue. It documents events in the growing cities of Fleury and Bondoufle as authorities planned the construction of public housing complexes and the expansion of the agricultural trade area.




    Julie Ramage photographed the site following an excavation aiming to identify important artefacts prior to the construction. She employed the wet plate collodion technique, developed in 1851 from chemicals used by physicians to treat wounds. The utilization of this technique alludes to the fractures in the soil and the social chasm triggered by the construction. Julie Ramage investigated the site alongside archaeologists, developers and inhabitants. From the documents she collected and her conversations, she discovered fears of the unknown others and the loss of rural identity in the face of the encroaching inner city.

    The sound installation was designed in collaboration with and based on the field reports of the archaeologist Olivier Royer-Perez. Though unpublished, these reports are crucial for the State, which relies on them to decide whether the historical elements unearthed are significant enough to abort the construction plans. Outside the walls of administrative buildings, these reports are invisible to the public : what archaeologists call gray literature.

    The archaeologist's voice is heard as he reads the inventory list over and over to the point of exhaustion. He lists the artefacts collected on the field, the excavation procedures and names each stratum of soil in which the objects were found. This sound installation also features a musical composition from Alex Augier and an ERD modular designed by Martin Howse to transform sound using soil extracted from archaeological sites.



 

Mark